Acheter une liseuse Boox ne ressemble pas à acheter une Kobo ou une Kindle. On choisit d’abord une taille d’écran, puis un système Android plus ou moins polyvalent, puis la présence d’un stylet. La gamme compte aujourd’hui huit familles d’appareils, du format poche au bloc-notes de dix pouces.
Boox est la marque grand public du fabricant chinois Onyx International. Tous ses appareils reposent sur le même principe : un écran à encre électronique piloté par Android, avec accès au Google Play Store. Vous installez donc les applications que vous voulez, y compris des lecteurs, des journaux, des services de bibliothèque ou des outils de prise de notes.
Cette ouverture est la vraie différence. Une liseuse classique vous enferme dans un magasin et un format. Une liseuse Boox vous laisse choisir votre application de lecture, ce qui séduit autant qu’elle complique la vie : il faut régler l’affichage, gérer les rafraîchissements d’écran et composer avec une autonomie inférieure à celle d’un appareil fermé.
La cible est plus étroite qu’il n’y paraît. Elle convient à qui lit des PDF techniques, des articles, des mangas, ou veut annoter des documents. Elle convient moins à qui cherche simplement à ouvrir un roman le soir, sans menus ni mises à jour. Notre dossier sur les liseuses d’autres marques montre d’ailleurs que ce clivage se retrouve partout, entre appareils fermés et appareils ouverts.
Les tailles et les usages se répartissent en quatre blocs. Le tableau ci-dessous résume les critères qui pèsent réellement au moment du choix.
| Modèle | Écran | Couleur | Stylet | Profil |
|---|---|---|---|---|
| Go 6 (Gen II) | 6 pouces | Non | Non | Lecture nomade |
| Go 7 et Go Color 7 (Gen II) | 7 pouces | Option | Non | BD et presse |
| Go 10.3 (Gen II) et Lumi | 10,3 pouces | Non | Oui | Lecture et notes |
| Palma 2 Pro et Palma 3 | 6,13 pouces | Non | Selon version | Format téléphone |
| Note Air5 C, Note Air6 C, Note Mini C | 10,3 et 8,52 pouces | Oui | Oui | Bloc-notes couleur |
| Picco | Format poche | Non | Non | Entrée de gamme |
Aucun tarif dans ce tableau, volontairement. Les prix bougent au fil des promos et des taux de change, et les appareils Boox s’achètent souvent hors de France. Nous donnons les montants annoncés par le constructeur dans chaque section, en dollars, ce qui correspond au prix public de la boutique officielle.
La famille Go a remplacé les anciens modèles d’entrée et de milieu de gamme. Le Go 6 (Gen II) est annoncé à 199,99 dollars, avec un écran de six pouces et la même logique Android que le reste de la marque. C’est l’appareil le plus proche d’une liseuse classique, dans un format qui tient dans une poche de veste.
Le Go 7 et le Go Color 7 (Gen II) passent à sept pouces, et la version Color utilise une dalle Kaleido 3. Le constructeur met en avant l’accès au Play Store et la compatibilité avec les applications de lecture et de bandes dessinées. Concrètement, sept pouces est le bon compromis pour les mangas et les comics : on lit une page entière sans zoomer sans arrêt, ce qui n’est pas le cas sur un six pouces. Notre test de la Boox Go Color 7 détaille le rendu de cette dalle couleur, plus terne que sur une tablette, et c’est normal.
Le point faible reste identique sur toute la famille. Android consomme, et l’autonomie se compte en jours plutôt qu’en semaines dès qu’on installe des applications. Une liseuse fermée tient trois semaines sur une charge, une Boox utilisée comme une tablette demande une recharge hebdomadaire.
Le Go 10.3 (Gen II) est annoncé à 419,99 dollars, et sa version Lumi à 449,99 dollars. L’écran de 10,3 pouces en noir et blanc vise deux usages : lire des PDF sans zoomer et écrire au stylet. Le format correspond à peu près à une feuille A5, ce qui rend la prise de notes naturelle pour qui a l’habitude d’un carnet.
C’est la famille la plus intéressante pour les étudiants et les lecteurs de documents techniques. On y annote un cours, on surligne un rapport, on dessine un schéma. La différence entre les deux versions tient à l’écran et à l’éclairage, avec une dalle et une couche tactile plus travaillées sur la Lumi. Pour un usage de lecture pure, la version standard suffit largement et laisse de la marge dans le budget.
Attention au poids et à l’encombrement. Dix pouces, c’est confortable sur un bureau et lourd dans un sac chargé. Si vous lisez surtout au lit, un sept pouces sera plus agréable, un six pouces encore plus.
La Palma est l’ovni de la marque. Le format est celui d’un smartphone, avec un écran à encre électronique de 6,13 pouces sur la troisième génération. Le Palma 2 Pro est annoncé à 399,99 dollars et le Palma 3 à 339,99 dollars. Le constructeur met en avant un châssis en aluminium anodisé et une coque arrière en fibre de verre au toucher papier, avec un stylet actif sur la nouvelle version.
Pour qui ? Pour ceux qui veulent lire partout, sans tenter de consulter leur téléphone. C’est un appareil qu’on garde dans une poche et qui coupe les notifications, à condition d’accepter Android et ses tentations. Notre test de la Boox Palma 2 avait déjà relevé le principal reproche : le format étroit impose une police petite ou des marges réduites, et la batterie de 3 950 mAh reste dans les standards de la marque, pas au niveau d’une liseuse classique.
Le Palma 3 n’était pas encore disponible en France à la date de notre vérification, et le constructeur ne communique pas de prix européen. Prévoyez donc une importation, avec le risque de douane habituel.
Voilà la partie chère et la partie la plus récente. Le Note Air5 C en 10,3 pouces à dalle Kaleido 3 est annoncé à 529,99 dollars sous Android 15. Son successeur, le Note Air6 C, a été lancé le 15 septembre 2026 à 579,99 dollars : processeur octa-core gravé en 4 nm, 6 Go de mémoire vive, 64 Go de stockage extensible par microSD, batterie de 3 700 mAh, châssis aluminium de 5,8 millimètres et Android 16. Le constructeur annonce 300 ppp en noir et blanc et 150 ppp en couleur, avec un stylet Pen3 sensible à 4 096 niveaux de pression.
Le Note Mini C vise le même usage dans un format plus transportable, avec un écran de 8,52 pouces, une batterie de 3 150 mAh et un processeur octa-core. Il est annoncé au même tarif que le Note Air6 C, à 579,99 dollars, mais n’était pas encore commercialisé à la date de notre vérification.
Ces deux appareils sont les plus aboutis de la marque sur le plan matériel. Nous avons testé la génération précédente, et notre avis sur la Boox Note Air 5C expliquait déjà où le bât blesse : la couleur Kaleido est utile pour surligner et pour les couvertures, mais elle ne remplace pas un écran de tablette, avec des teintes délavées et un contraste global plus faible.
La même logique s’appliquait au Boox Note Air 4C, que nous avions pris en main avant de le comparer aux liseuses noir et blanc de la marque. Sur ces modèles, l’écart de prix avec une liseuse classique se paie en polyvalence, pas en confort de lecture.
Onyx a dévoilé le Picco à 109,99 dollars, présenté comme le premier appareil d’une nouvelle lignée plus compacte. Au moment de notre vérification, la fiche produit oscillait entre rupture de stock et disponibilité prochaine selon les relevés, avec très peu d’informations techniques publiées. Impossible donc de le recommander à ce stade. Nous le mentionnons parce qu’il signale une intention : occuper l’entrée de gamme, là où la marque était absente.
Le premier critère est la taille de l’écran, avant la couleur et avant la puissance. Six pouces pour les romans et la mobilité, sept pouces pour les BD, dix pouces pour les PDF et les notes. Aucune option technique ne rattrape un mauvais choix de format, et c’est l’erreur la plus fréquente chez ceux qui découvrent la marque.
Le deuxième est la couleur. Le procédé d’affichage reproduit des teintes pastel, lisibles mais peu saturées, avec un contraste en baisse sur le texte. C’est acceptable pour des planches, des magazines ou des surlignages, décevant pour qui attend le rendu d’une tablette. La couleur coûte cher et se paie aussi en netteté apparente.
Le troisième est le stylet. Il change complètement l’usage : sans lui, un Note Air devient une grande liseuse. Le constructeur livre son Pen3 avec les modèles Note, ce qui évite un achat séparé, mais le confort d’écriture dépend de la reconnaissance de pression et de la latence, deux domaines où la marque progresse sans encore égaler les meilleurs blocs-notes dédiés.
Le quatrième est la version d’Android et le suivi des mises à jour. Android 16 sur les modèles 2026 signifie des applications compatibles plus longtemps. Sur les modèles plus anciens, certaines applications finiront par refuser de s’installer, faute de version système suffisante. C’est l’argument le plus solide pour payer un peu plus cher au départ.
Le cinquième critère concerne les emprunts en médiathèque. Le DRM Adobe n’est pas mis en avant dans les fiches produit de la marque, contrairement aux liseuses Kobo ou PocketBook. Si vous empruntez des livres numériques en bibliothèque, vérifiez ce point avant l’achat auprès du vendeur, ou passez par une application compatible installée depuis le Play Store.
Si vous lisez des romans et que vous cherchez la mobilité, le Go 6 (Gen II) est le choix rationnel. Il fait le travail d’une liseuse classique avec l’accès au Play Store en plus, pour un tarif annoncé sous les 200 dollars.
Si vous lisez des bandes dessinées, des mangas ou des magazines, le Go Color 7 (Gen II) est plus pertinent que le Go 7, malgré des couleurs douces. Sept pouces reste le seuil à ne pas franchir vers le bas pour ce type de contenu.
Si vous lisez des PDF, si vous annotez des documents ou si vous suivez des cours, le Go 10.3 (Gen II) offre le meilleur rapport entre surface et prix. Sa version Lumi se justifie surtout si l’éclairage et la qualité de dalle comptent plus que le budget.
Si vous voulez écrire et dessiner en couleur, il faut monter au Note Air6 C ou au Note Mini C. Vous payez l’écran couleur, le stylet et Android 16, avec une autonomie qui ne tiendra pas une semaine en usage intensif.
Si vous cherchez un appareil de poche pour remplacer le téléphone pendant vos lectures, le Palma 3 est la proposition la plus aboutie sur le papier, avec la réserve de sa disponibilité en France et de son prix à l’import.
Pour un lecteur français qui veut une liseuse, et non une tablette, nous choisissons le Go 6 (Gen II). C’est l’appareil de la gamme où le compromis tient debout : format lisible d’une main, Android pour aller chercher les applications absentes des magasins fermés, et un tarif qui reste sous la barre des 200 dollars annoncés. Il ne fait pas tout, il ne prétend pas remplacer un bloc-notes.
Pour qui doit écrire et lire du PDF, la réponse change : le Go 10.3 (Gen II) ou, si le budget suit, un Note Air6 C avec Android 16 et son stylet fourni. Les deux familles Palma et Note Air6 C coûtent sensiblement plus cher, essentiellement pour du confort d’usage supplémentaire. Ce supplément se justifie seulement si vous savez déjà que vous utiliserez le stylet toutes les semaines.
Information à jour au 27 septembre 2026.
Non, et mieux vaut le savoir avant d’acheter. L’écran à encre électronique reste lent pour la vidéo et les jeux, affiche peu de couleurs et demande des rafraîchissements réguliers pour éviter les images fantômes. C’est un excellent appareil de lecture et d’écriture, pas un substitut de tablette pour consulter des vidéos ou naviguer sur des sites lourds.
Le constructeur ne met pas en avant la prise en charge du DRM Adobe dans ses fiches produit, contrairement à Kobo ou PocketBook. La prudence s’impose si vous empruntez régulièrement des livres numériques en bibliothèque. Demandez la confirmation au vendeur, ou vérifiez qu’une application de lecture compatible fonctionne sur la version d’Android de l’appareil.
Comptez quelques jours en usage actif et une à deux semaines en lecture quotidienne, selon le modèle et les applications installées. Android consomme davantage qu’un système fermé, et la couleur aggrave la note. Une liseuse Kobo ou Kindle tient plus longtemps, c’est le prix de la polyvalence.
Une liseuse qui ouvre les fichiers de plusieurs librairies, y compris ceux prêtés par les médiathèques, cela existe en Allemagne. La Tolino Shine en est la version la plus accessible, et sa cinquième génération change de logiciel. Elle ne se distribue pas en France, ce qui complique tout.
Le format six pouces s’adresse à la lecture de romans, dans les transports, au lit ou en voyage. La Tolino Shine vise le lecteur qui refuse de dépendre d’une seule enseigne et d’un seul catalogue. C’est la promesse de l’alliance tolino : plusieurs librairies allemandes, autrichiennes et suisses partagent le même appareil et le même compte.
Elle convient aussi à celui qui emprunte en bibliothèque, et c’est là que le sujet devient intéressant pour un lecteur français. Le prêt numérique en médiathèque passe encore largement par Adobe Digital Editions, et la Tolino Shine annonce la prise en charge des EPUB et des PDF protégés par ce DRM Adobe.
Pour situer l’appareil, notre dossier sur les liseuses des autres marques rassemble les modèles que nous avons eus en main, du six pouces compact au dix pouces orienté écriture.
La fiche technique du constructeur annonce une dalle encre électronique Carta HD de six pouces, en 1 072 par 1 448 pixels, soit 300 ppp. C’est la densité de référence sur ce format, la même que sur une Kobo Clara BW ou une Kindle Paperwhite récente. Le texte reste net avec une police fine, ce qui compte quand on lit plusieurs heures d’affilée.
L’éclairage s’appelle smartLight. Il combine intensité et température de couleur, du blanc froid au blanc chaud, avec un réglage automatique qui suit l’heure de la journée plutôt que la luminosité de la pièce. Aucun capteur de lumière ambiante n’est annoncé, et cela se remarque quand on passe d’un salon éclairé à une chambre sombre sans retoucher les réglages.
La surface est mate et antireflet. En plein soleil, la lecture reste confortable, comme sur toute liseuse à encre électronique. Le six pouces impose en revanche une limite claire : les PDF à mise en page fixe et les bandes dessinées demandent de zoomer sans arrêt. Sur ce terrain, une liseuse grand format fait nettement mieux, et nous détaillons ce point dans notre guide pour choisir sa liseuse.
La coque est annoncée avec 85 % de plastique recyclé et une protection IPX8, soit une immersion jusqu’à soixante minutes et deux mètres en eau douce d’après le constructeur. L’appareil pèse un peu plus de 170 grammes, ce qui reste léger dans une main même avec une couverture.
La génération actuelle reprend le dessin de la précédente, avec un écran légèrement en retrait du bord. Certains trouvent ce choix daté face aux Kindles à surface plane. Il a un avantage concret : on tourne moins souvent la page par accident quand le pouce traîne sur la dalle.
Un point nous gêne. Le plastique sonne creux quand on tapote l’arrière et l’impression au déballage n’est pas celle d’un produit haut de gamme, même si la finition tient le choc dans la durée. Les boutons physiques de changement de page sont absents, tout passe par l’écran tactile.
La fiche technique liste l’EPUB, le PDF, le TXT et le MOBI, ainsi que le CBR et le CBZ pour les bandes dessinées, et le JPEG ou le PNG pour les images. L’EPUB est la norme des librairies françaises, et c’est un vrai argument face aux Kindle, qui passent par une conversion avant d’accepter ce format.
Le DRM Adobe est annoncé comme pris en charge sur les EPUB et les PDF, à côté des fichiers libres et des fichiers marqués d’un filigrane. C’est la clé du prêt en médiathèque en France, où le livre emprunté arrive souvent sous forme de fichier de licence à ouvrir sur ordinateur avant un transfert par câble. Le passage au logiciel Kobo sur cette cinquième génération ouvre aussi la voie à un prêt direct sur l’appareil, pays par pays.
Le magasin intégré dépend de la librairie partenaire. En Allemagne, Thalia, Hugendubel ou Orell Füssli selon les modèles. En France, aucune enseigne ne fait partie de l’alliance, et c’est tout le problème : l’interface existe en français, l’appareil fonctionne, mais acheter un livre numérique en français suppose de passer par une autre source de fichiers, puis de les copier sur l’appareil.
Le stockage annoncé est de 16 Go, soit environ 12 000 livres selon le constructeur, avec 25 Go d’espace en ligne. Les essais publiés en Allemagne signalent des ouvertures de livres lentes et une boutique intégrée pénible à parcourir. Cela colle à la fiche technique : 512 Mo de mémoire vive et un processeur monocœur à 1 GHz, une configuration modeste pour un appareil à écran tactile.
Le Bluetooth 5.0 permet d’écouter un livre audio acheté chez un libraire tolino, avec des écouteurs ou une enceinte, mais l’appareil n’a pas de haut-parleur. Les essais parus outre-Rhin rapportent un défaut agaçant sur ce point, la reprise de la lecture au bon endroit n’est pas toujours mémorisée d’une session à l’autre.
La batterie annoncée se situe entre 1 500 et 1 900 mAh selon la fiche constructeur, pour des semaines d’autonomie en usage léger. Les mesures publiées en Allemagne donnent environ trois semaines avec une heure de lecture par jour, et une charge complète en trois heures environ.
Cette endurance ne rivalise pas avec celle d’une Kindle Paperwhite, plus sobre. Elle reste suffisante pour oublier le chargeur pendant un déplacement d’une semaine, ce qui est le niveau attendu aujourd’hui. La recharge passe par USB-C, sans câble propriétaire.
Le Tolino Shine 3 que nous avions présenté il y a quelques années a d’ailleurs bien vieilli sur ce critère, la liseuse Tolino Shine 3 tenait déjà plusieurs semaines loin de la prise. La nouvelle génération conserve cette qualité, sans progrès spectaculaire.
Le premier obstacle est commercial. L’appareil n’est pas distribué en France, il faut l’importer d’Allemagne ou l’acheter lors d’un passage de l’autre côté du Rhin. Sans réseau de vente français, pas de service après-vente de proximité, pas de retour en magasin et des frais de port en cas de panne. Pour un produit à écran, c’est un risque réel.
Le deuxième reproche porte sur la puissance. 512 Mo de mémoire vive et un processeur monocœur, c’est peu. Nous l’avons dit, les essais allemands relèvent des lenteurs à l’ouverture des livres, un navigateur rangé dans les fonctions bêta et une boutique longue à afficher, dans laquelle on ne peut même pas filtrer les classements. Le matériel est sain, la réactivité ne l’est pas.
Troisième critique, l’absence de capteur de luminosité ambiante. Le réglage automatique suit l’horloge, pas la pièce. Résultat, on ajuste à la main en changeant de lieu, ce que les modèles concurrents évitent.
Quatrième point, la typographie. Les essais publiés en Allemagne notent qu’aucune des dix polices intégrées ne gère la césure, ce qui produit des blancs disgracieux dans les textes justifiés. Sur un roman, cela se voit à chaque page. Le MOBI annoncé dans la fiche technique ne dispense pas non plus des formats propriétaires Amazon, l’AZW et le KFX restent illisibles.
Ajoutez le bruit de coque creuse, l’absence de boutons physiques et une position tarifaire qui n’a d’intérêt que sans frais d’importation. Autour de 130 euros en Allemagne au moment de notre vérification, la facture française monte vite dès qu’on ajoute le transport.
La Kobo Clara BW joue exactement le même rôle, en six pouces à 300 ppp, avec le DRM Adobe, un service après-vente en France et un catalogue francophone. Elle perd l’ouverture aux multiples librairies allemandes et gagne une tranquillité d’achat.
La Kobo Clara Colour ajoute un écran couleur, utile pour les couvertures et les BD, au prix d’un contraste un peu plus faible sur le texte. C’est le choix cohérent si vous lisez des albums.
La PocketBook Verse Pro mise sur les boutons physiques et une ouverture de formats encore plus large, avec l’étanchéité en prime. Elle conviendra à qui veut tourner les pages sans toucher l’écran.
La Tolino Shine est une bonne liseuse coincée dans un mauvais pays. Son écran de six pouces à 300 ppp, son étanchéité, son EPUB natif et son DRM Adobe en font une machine sérieuse pour lire et emprunter. Le logiciel Kobo de cette génération corrige une partie du retard, sans gommer la lenteur du matériel ni l’absence de capteur de lumière.
Pour qui oui : un lecteur qui vit près de l’Allemagne, qui lit en français et en allemand, et qui veut un appareil ouvert à plusieurs librairies. Pour qui non : tout acheteur français cherchant un service après-vente simple, une boutique française intégrée et une garantie sans expédition. Dans ce cas, une Kobo Clara BW rend le même service pour moins de complications.
Information à jour au 27 septembre 2026.
Non, l’appareil n’est pas distribué dans l’Hexagone. Aucune librairie de l’alliance tolino n’y est implantée et aucune enseigne française ne le référence à la date de notre vérification. L’achat passe donc par une commande en Allemagne ou en Autriche, avec livraison internationale et service après-vente à distance.
Le constructeur annonce la prise en charge du DRM Adobe sur les EPUB et les PDF, et la compatibilité avec les services de prêt des bibliothèques. Le fonctionnement dépend ensuite de votre médiathèque : certaines proposent le téléchargement direct, d’autres passent encore par un ordinateur et un câble USB pour le transfert.
Les deux lisent l’EPUB et gèrent le DRM Adobe, sur un écran de six pouces à 300 ppp. La Kobo se vend en France, avec un catalogue francophone intégré et un service après-vente local. La Tolino ajoute l’accès aux librairies allemandes et un réglage d’éclairage piloté par l’heure, mais avec un matériel plus lent et une distribution compliquée.
Pas nativement. Les formats propriétaires Amazon, l’AZW et le KFX, ne figurent pas dans la liste des formats pris en charge par le constructeur. Pour lire sur la Tolino un livre acheté chez Amazon, il faut le convertir depuis un fichier compatible, ce qui suppose de disposer du fichier source hors DRM.
La PocketBook Verse Pro promet le confort d’un six pouces haut de gamme, avec étanchéité, lumière réglable et compatibilité bibliothèque. À environ 180 euros, elle vise les Kobo Clara et les Vivlio Light. Encore faut-il aimer ses boutons placés sous l’écran.
Le format six pouces s’adresse à un usage précis. Des romans, du texte courant, une lecture au lit ou dans les transports, une liseuse qui tient dans une poche de veste. La Verse Pro coche toutes ces cases avec une dimension supplémentaire : l’ouverture aux fichiers et aux prêts de bibliothèque.
Elle conviendra au lecteur qui emprunte régulièrement en médiathèque, qui veut écouter un livre audio de temps en temps et qui refuse de dépendre d’un seul magasin. Elle conviendra moins à qui lit des bandes dessinées, des manuels ou des PDF, le format d’écran étant trop juste.
Pour situer ce modèle face au reste de la production, notre ensemble de tests de liseuses d’autres marques passe en revue les appareils que nous avons eus en main, du six pouces compact au dix pouces orienté écriture.
Le constructeur annonce une dalle E Ink Carta de six pouces, en 1072 par 1448 pixels, soit 300 ppp. C’est la même densité que sur une Kindle Paperwhite ou une Kobo Clara, et le texte est parfaitement net aux tailles de police intermédiaires.
La surface est antireflet et mate, comme toujours sur de l’encre électronique. En plein soleil, la lisibilité reste totale. C’est un avantage que les tablettes ne rattrapent pas, même avec un écran très lumineux.
Le rétroéclairage s’appelle SMARTlight chez PocketBook. Il combine réglage d’intensité et de température de couleur, du blanc froid au chaud orangé, et propose un mode automatique. D’après le constructeur, ce mode automatique suit l’heure de la journée, et non la luminosité de la pièce. Aucun capteur de lumière ambiante n’est mentionné dans la fiche technique, ce qui se remarque quand on change de pièce en cours de soirée.
Le mode sombre inverse l’affichage, fond noir et texte blanc. Certains lecteurs y trouvent un confort en lecture nocturne, d’autres le trouvent plus fatigant. Il est là, à vous de juger à l’usage.
La finesse de 300 ppp reste le bon critère de choix d’une liseuse, et notre guide pour bien choisir sa liseuse explique pourquoi cette valeur pèse davantage que le nombre de fonctions annoncées.
Les dimensions annoncées sont de 108 millimètres sur 156, pour 7,6 millimètres d’épaisseur et 186 grammes. C’est plus léger qu’un livre de poche et moins lourd que la plupart des six pouces concurrents. Tenue à une main, la liseuse ne fatigue pas sur une longue session.
La coque est en plastique, les finitions sont correctes sans être luxueuses. Les coloris proposés, bleu Azure et rouge Passion, tranchent avec le noir habituel des liseuses.
Le choix ergonomique qui interroge, c’est l’emplacement des boutons physiques. Ils sont alignés sous l’écran, et non sur une tranche latérale comme sur la PocketBook Era. Pour tourner une page, le pouce doit donc quitter le bord de l’appareil et se déplacer vers le bas. Sur les modèles à poignée latérale, ce geste reste sur place. Nous préférons nettement la seconde solution pour la lecture allongée.
La rotation automatique de l’écran est présente, tout comme la fonction de fermeture de housse sur le bouton d’allumage. Le port de charge est un USB-C, et il n’y a pas de stylet ni de prise de notes manuscrites.
L’étanchéité est certifiée IPX8, avec une immersion annoncée jusqu’à deux mètres pendant une heure. La baignoire et le bord de piscine sont donc couverts, à condition de refermer le cache du port USB.
La compatibilité est le point fort de la marque, et la Verse Pro ne fait pas exception. Le constructeur annonce 25 formats pris en charge sans conversion, dont l’EPUB, le PDF, le MOBI, l’AZW3, le FB2, le CBR, le DJVU, l’ACSM, le DOC ou le TXT, plus les images JPEG, PNG et TIFF.
La compatibilité Adobe DRM est annoncée explicitement, ce qui permet d’ouvrir les livres empruntés dans les bibliothèques publiques françaises. C’est le critère numéro un pour beaucoup de lecteurs, et il élimine d’office une bonne partie des liseuses du marché, y compris celles de la marque au sourire.
La boutique intégrée reste le point faible. PocketBook gère sa propre plateforme, avec un catalogue francophone moins garni qu’une Kobo ou une Vivlio, et une interface commerciale qui a vieilli. En France, la marque est distribuée par Vivlio, laquelle équipe certains modèles PocketBook de sa propre librairie. Aucune de ces liseuses n’est vendue en rayon, l’achat se fait en ligne.
Le reste de l’écosystème est bien fourni. Le PocketBook Cloud synchronise la bibliothèque entre la liseuse et l’application mobile. Send-to-PocketBook envoie un fichier vers l’appareil par e-mail, Dropbox est intégré, et les dictionnaires préinstallés couvrent onze combinaisons de langues, avec 42 autres téléchargeables gratuitement.
L’audio est intégré comme sur les autres modèles de la marque : six formats de livres audio, Bluetooth, et une synthèse vocale capable de lire n’importe quel texte dans 26 langues. Il n’y a pas de haut-parleur sur la Verse Pro, seulement le Bluetooth. Notre dossier livre audio détaille ce qui fonctionne le mieux avec ce type d’appareil.
Le constructeur annonce jusqu’à un mois de lecture sur une charge, sans préciser la capacité de la batterie pour ce modèle. C’est la promesse habituelle de l’encre électronique, tenable avec un rétroéclairage modéré et le Wi-Fi coupé. En usage intensif avec la lumière au maximum, comptez deux à trois semaines.
Le stockage interne est de 16 Go, sans lecteur de carte mémoire. C’est largement suffisant pour plusieurs milliers de romans, beaucoup moins pour une bibliothèque de BD en CBR ou pour des PDF de manuels scolaires. Il faut le savoir au moment de l’achat, puisque la capacité ne s’étendra jamais.
Nous commençons par l’ergonomie, parce que c’est ce qui se paie à chaque page. Les boutons placés sous l’écran obligent à déplacer le pouce vers le bas de l’appareil pour tourner une page. Sur des centaines de pages, ce mouvement répété finit par se sentir, surtout en lisant allongé sur le dos. Si vous avez déjà utilisé une liseuse à boutons latéraux, vous aurez du mal à revenir en arrière.
Le format six pouces montre ensuite ses limites dès qu’on sort du roman. Un PDF de manuel scolaire s’affiche petit, avec un zoom et un déplacement permanent, et la fonction de recadrage ne fait pas de miracle sur une mise en page complexe. Une bande dessinée format franco-belge y reste lisible mais à l’étroit. Pour ce type de contenu, il faut un sept pouces au minimum, et plutôt un appareil avec stylet.
L’absence de capteur de luminosité ambiante pèse aussi. Le mode automatique suit l’heure de la journée, donc il ajuste le blanc vers le chaud le soir venu, mais il ne corrige pas la luminosité d’une pièce passée du plein jour à la pénombre. Il faut remettre la main dans les réglages, alors que les Kindle et les Kobo gèrent cela depuis des années.
La couleur est absente de ce modèle, ce qui n’est pas un défaut en soi pour de la lecture de texte. Mais l’existence d’une PocketBook Verse Pro Color dans la même gamme, autour de 205 euros, complique le choix. Sa dalle Kaleido 3 affiche des couleurs pâles, très loin d’une tablette, et nous ne la conseillons que pour les couvertures d’EPUB et les BD, pas pour le texte.
Il reste enfin la question de la boutique et du service. L’interface complète en français, un magasin bien achalandé et un service après-vente joignable depuis la France, c’est précisément ce que proposent les acteurs installés sur le marché français. Une PocketBook se commande en ligne, se configure à la main et s’alimente en livres chez plusieurs vendeurs. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ce n’est pas le chemin le plus court.
La Kobo Clara BW reste la référence du six pouces en noir et blanc. Elle coûte moins cher, affiche la même définition de 300 ppp, gère Adobe DRM et bénéficie d’un magasin français solide. Notre test de la Kobo Clara BW détaille ce qu’elle apporte au quotidien.
La Vivlio Light HD Color vient ensuite, avec une interface entièrement francisée et une librairie locale pensée pour le marché. Elle ajoute même la couleur, dans le même ordre de prix que la Verse Pro Color.
La Kindle Paperwhite 12e génération pour finir, si votre bibliothèque est chez Amazon. Elle est excellente en lecture, mais elle ferme la porte aux emprunts en médiathèque, ce qui reste un argument fort pour la Verse Pro.
La PocketBook Verse Pro est une liseuse complète, vendue au bon prix, mais desservie par des boutons mal placés. Pour qui oui : vous empruntez en médiathèque, vous voulez lire sans conversion et vous cherchez un six pouces léger et étanche autour de 180 euros. Pour qui non : vous lisez allongé en tournant les pages au pouce, ou vous avez besoin de lire des PDF et des BD. Dans ces deux cas, une Kobo Clara BW ou une Vivlio Light feront mieux le travail, avec un magasin français en prime.
Oui. La compatibilité Adobe DRM est annoncée par le constructeur, ce qui permet d’ouvrir les EPUB protégés des bibliothèques publiques françaises. Cela place la Verse Pro parmi les six pouces les plus ouverts du marché, avec les Kobo Clara et les Vivlio Light.
La différence tient à trois points. La Verse Pro monte à 300 ppp contre 212 ppp sur la Verse, elle est étanche selon la norme IPX8 alors que l’entrée de gamme ne l’est pas, et elle ajoute le Bluetooth et la synthèse vocale. La Verse simple coûte environ 50 euros de moins, un écart qui se justifie par la netteté de l’affichage.
Pas pour lire des romans. La PocketBook Verse Pro Color utilise une dalle Kaleido 3 dont les couleurs sont pâles et la définition en couleur bien inférieure à celle du noir et blanc. Elle a du sens pour des bandes dessinées, des couvertures et des magazines, pas pour du texte courant.
Le constructeur annonce jusqu’à un mois de lecture. En pratique, avec le rétroéclairage à moitié et le Wi-Fi désactivé, deux à trois semaines sont réalistes. Le Bluetooth et les séances d’écoute audio réduisent nettement cette autonomie sur une batterie de ce format.
Information à jour au 26 septembre 2026.
La PocketBook Era promet de libérer le lecteur de toute boutique unique, avec une compatibilité large sur les formats et les prêts de bibliothèque. Sept pouces, des boutons de page sur la tranche et une étanchéité IPX8, voilà le programme. Reste la question du prix.
La marque suisse vise les lecteurs qui refusent de s’enfermer dans un seul magasin. Comprendre : ceux qui achètent chez plusieurs libraires, qui empruntent en médiathèque et qui veulent lire leurs fichiers sans conversion.
Trois profils s’y retrouvent. Le gros lecteur qui veut une bibliothèque sans dépendance de boutique. L’emprunteur régulier, qui a besoin du DRM Adobe pour ouvrir les prêts numériques. Et celui qui apprécie les boutons physiques pour tourner les pages sans toucher l’écran.
Les autres passeront leur chemin. Si vous lisez cent pour cent Kindle, ou si vous voulez une interface léchée avec magasin intégré et synchronisation parfaite, la marque n’est pas le meilleur terrain. Notre série de tests sur les liseuses d’autres marques permet de situer la concurrence par usage.
La dalle est une E Ink Carta 1200 de 7 pouces, en 1264 par 1680 pixels, soit 300 ppp. C’est la définition de référence des liseuses de milieu et de haut de gamme, et le texte est net à toutes les tailles de police. Rien à redire sur la finesse.
Le texte est affiché sur 16 niveaux de gris. Le contraste de la Carta 1200 reste très bon en plein soleil, avec un fond plus clair que les Carta anciennes. Nous n’avons pas mesuré ces écarts au luxmètre, les chiffres de contraste amélioré viennent du constructeur.
Le sept pouces est le vrai argument de cette machine. Sur une page, il affiche environ un tiers de texte en plus qu’un six pouces à taille de police égale, tout en restant transportable. Posée sur une table de cuisine, la différence saute aux yeux face à une liseuse de poche.
La fonction SMARTlight réunit luminosité et température de couleur, du blanc froid au chaud orangé. En mode automatique, le constructeur indique que le réglage suit l’heure de la journée et non la lumière ambiante de la pièce, faute de capteur dédié. C’est un détail qui compte pour qui lit dans plusieurs environnements.
La PocketBook Era place ses boutons de navigation sur la tranche, pas sous l’écran. La forme a été pensée avec une poignée latérale : l’appareil se tient d’une seule main, le pouce à portée des commandes. Le capteur de position fait pivoter l’affichage automatiquement, donc les gauchers ne sont pas oubliés.
Les cotes annoncées sont compactes pour la catégorie : 134,3 millimètres sur 155, pour 7,8 millimètres d’épaisseur et 228 grammes. C’est une quinzaine de grammes de plus qu’une Kobo Libra Colour, différence que l’on ne sent pas en lecture. Dans un sac, la liseuse se fait oublier.
L’étanchéité est certifiée IPX8, avec une immersion annoncée jusqu’à deux mètres pendant une heure. La douche et le bord de piscine sont couverts. La protection anti-rayures de l’écran est renforcée par rapport aux modèles précédents de la marque.
Le bouton de mise en marche est aussi capteur de fermeture de housse, ce qui évite de sortir la liseuse de sa protection pour l’allumer. Le port de charge est un USB-C. Aucun stylet n’est proposé, et la prise de notes manuscrites n’est pas possible sur ce modèle.
C’est ici que l’Era gagne sa place. Le constructeur annonce 29 formats pris en charge, répartis en 19 formats de livre, 6 formats audio et 4 formats d’image. La liste des formats de livre inclut notamment l’EPUB, le PDF, le MOBI, le FB2, le CBR et le DJVU, sans conversion préalable.
Mieux, la compatibilité avec Adobe DRM est annoncée directement pour l’EPUB et le PDF. Traduction concrète : les livres empruntés dans une médiathèque municipale française s’ouvrent sur cette liseuse, ce qui n’est pas le cas de toutes les marques. Pour un lecteur qui ne veut pas acheter chaque titre, c’est l’argument décisif.
Le magasin intégré reste le point faible de l’appareil. PocketBook exploite sa plateforme, mais l’offre en langue française est plus mince que celle d’un Vivlio ou d’une Kobo, et l’interface commerciale est datée. En France, la marque est distribuée par Vivlio, qui commercialise certains modèles PocketBook avec sa propre librairie. La distribution se fait en ligne, on ne trouve pas ces liseuses en rayon.
Le reste de l’écosystème compense en partie. Le PocketBook Cloud synchronise la bibliothèque entre l’appareil et l’application mobile. Send-to-PocketBook permet d’envoyer un fichier par e-mail directement vers la liseuse. Dropbox est intégré, et ReadRate sert de réseau de recommandations de lecture. Les dictionnaires préinstallés couvrent de nombreuses combinaisons de langues.
Le volet audio surprend sur une liseuse. Six formats de livres audio sont lisibles, un haut-parleur mono est intégré dans la tranche, et le Bluetooth permet de connecter des écouteurs. La synthèse vocale transforme n’importe quel texte en lecture audio, dans 26 langues selon la fiche technique. Pour aller plus loin sur le sujet, notre dossier livre audio détaille les usages et le matériel.
La batterie annoncée est de 1700 mAh, avec une autonomie d’environ un mois de lecture active selon le constructeur. En pratique, comptez plutôt deux à trois semaines avec un rétroéclairage permanent et une connexion Bluetooth. La charge passe par l’USB-C.
Le stockage dépend de la finition choisie, et c’est inhabituel : la version Stardust Silver est annoncée avec 16 Go, la version Sunset Copper avec 64 Go. Une capacité de 16 Go suffit largement pour des milliers d’EPUB, elle devient contraignante si vous y stockez des PDF lourds, des BD ou des fichiers audio.
La mémoire vive est de 1 Go, avec un processeur double cœur cadencé à 1 GHz. Ces valeurs sont modestes pour un appareil vendu autour de 370 euros, relevé en septembre 2026. Il n’y a pas de lecteur de carte mémoire, la capacité choisie à l’achat est définitive.
Le premier reproche concerne le positionnement tarifaire, et il est sévère. Autour de 370 euros pour une liseuse de sept pouces sortie au printemps 2022, avec une dalle Carta 1200, un processeur double cœur à 1 GHz et 1 Go de mémoire, ce n’est plus défendable aujourd’hui. La PocketBook Era Lite, annoncée en mai 2026 par le même constructeur, embarque une dalle Carta 1300 plus récente, la compatibilité Adobe et LCP DRM, l’application Libby préinstallée, pour environ 183 à 199 euros. Le double de prix pour une dalle plus ancienne ne se justifie pas, sauf à vouloir absolument l’écran en verre bord à bord et l’étanchéité IPX8 au lieu de l’IPX4.
Le magasin nous laisse aussi perplexes. Une liseuse ouverte sur les formats, c’est une promesse tenue, mais une liseuse sans librairie française solide, c’est un appareil qu’il faut alimenter soi-même. Il faut acheter ses EPUB chez d’autres revendeurs, les transférer en USB ou par e-mail, et accepter un catalogue intégré en retrait. Le grand public se lassera avant nous.
Le mode automatique de l’éclairage n’utilise aucun capteur de luminosité ambiante. Le constructeur l’assume : la température et la luminosité suivent l’heure de la journée. Concrètement, si vous passez d’un salon lumineux à une chambre sombre, l’écran reste réglé pour l’heure et pas pour la pièce. Les liseuses Kindle et Kobo gèrent cela depuis plusieurs générations.
Le processeur et la mémoire limitent l’expérience sur les gros fichiers. Ouvrir un PDF de manuel de 200 pages reste possible, mais l’attente se fait sentir, et la navigation dans un document dense est laborieuse. Sept pouces, c’est trop peu pour lire un PDF de cours sans zoomer, et il n’y a pas de stylet pour annoter. Ceux qui cherchent une liseuse pour bandes dessinées ou documents techniques gagneront à lire notre dossier quelle liseuse pour la BD avant de commander.
La synthèse vocale, enfin, tient plus du dépannage que d’une vraie fonction audio. Les voix restent mécaniques, et le rendu n’approche pas un livre audio lu par un comédien. Sur une liseuse à ce prix, c’est un bonus, pas une fonction qu’on achète.
La PocketBook Era Lite vient en tête de la liste. Même écran de sept pouces, même philosophie ouverte, une génération de dalle en plus, une étanchéité moins généreuse et un prix deux fois inférieur. Pour la majorité des lecteurs, elle rend l’Era difficile à recommander.
La Kobo Libra Colour ensuite, avec la couleur et le stylet en prime. Elle coûte moins cher, propose un magasin français correctement fourni et gère le DRM Adobe pour les emprunts. Le stylet et la couleur ne concernent pas tout le monde, mais l’écart de prix se justifie mieux.
La Vivlio Light HD Color pour finir, si vous voulez une interface entièrement en français, une librairie locale solide et une liseuse pensée pour le marché français. C’est la voie la plus simple pour un acheteur qui ne veut pas gérer ses fichiers à la main.
Notre test de la Vivlio InkPad 4 détaille ce que donne la même famille de matériel adaptée au marché français.
La PocketBook Era est une bonne liseuse vendue trop cher pour ce qu’elle apporte en 2026. Pour qui oui : vous cherchez un sept pouces ouvert sur les formats, avec DRM Adobe pour la médiathèque, des boutons physiques et une étanchéité sérieuse, et vous trouvez le modèle à moins de 300 euros. Pour qui non : vous la voyez à son prix courant. Dans ce cas, l’Era Lite du même constructeur ou une Kobo Libra Colour offrent davantage pour moins d’argent, et nous ne voyons pas de raison de payer le supplément.
Oui. Le constructeur annonce la compatibilité Adobe DRM pour les fichiers EPUB et PDF, ce qui couvre les prêts numériques des bibliothèques publiques françaises. C’est l’un des rares modèles du marché à afficher cette compatibilité aussi clairement, avec les Kobo et les Vivlio.
Elle se commande en ligne, la marque n’a pas de présence en rayon en France. PocketBook y est distribué par Vivlio, qui exploite certains modèles avec sa propre librairie française. Aucun essai en magasin n’est donc possible avant l’achat, ce qui pèse vu le prix de l’appareil.
L’Era Lite sortie en mai 2026 propose la dalle la plus récente, la compatibilité Adobe et LCP DRM, pour environ 183 à 199 euros. L’Era Color ajoute un écran Kaleido 3 et 32 Go, autour de 246 euros, avec des couleurs douces. L’Era d’origine ne garde que l’avantage du verre bord à bord et de l’IPX8.
Non. Le haut-parleur mono dépanne à la maison, le Bluetooth permet d’écouter au casque, et six formats audio sont lus nativement. Mais les voix de synthèse restent mécaniques et la navigation dans un livre audio est moins agréable que sur un téléphone. C’est un complément, pas un usage principal.
Information à jour au 26 septembre 2026.
La reMarkable Paper Pro ajoute la couleur et un éclairage frontal à la tablette à encre électronique norvégienne, pour un tarif qui frôle les 700 euros avec son stylet. Reste à savoir si ce supplément correspond à un usage réel.
La reMarkable Paper Pro n’est pas une liseuse au sens habituel. La marque vend un carnet numérique : on écrit à la main, on annote des documents, on lit ensuite. Les lecteurs qui cherchent d’abord à acheter des livres et à emprunter en médiathèque trouveront ici un appareil mal adapté, et nous y revenons plus bas.
Le cœur de cible tient en trois profils. L’étudiant qui veut annoter des PDF de cours et des articles scientifiques. Le professionnel qui prend des notes en réunion et cherche à ne pas être distrait par des notifications. Le dessinateur amateur qui a besoin de couleurs pour ses croquis, sans passer par une tablette à écran rétroéclairé.
Pour situer l’appareil dans la production de la marque et chez ses concurrents, notre sélection de tests de liseuses d’autres marques regroupe les modèles que nous avons passés au crible, du petit format au 10 pouces.
reMarkable utilise une dalle maison appelée Canvas Color, construite sur la technologie E Ink Gallery 3. Les chiffres annoncés par le constructeur donnent le cadre : 11,8 pouces au format 4/3, 2160 par 1620 pixels, soit 229 ppp, une latence de 12 millisecondes et 4096 niveaux de pression reconnus pour le stylet.
Sur le papier, les 229 ppp font tiquer. C’est moins que les 300 ppp d’une Kobo Libra Colour ou d’une Kindle Paperwhite. En noir et blanc, cela se voit peu, parce que la lumière réfléchie par la page reste confortable. En couleur, la limite est plus franche : les à-plats sont doux, les tons pastel, et il ne faut pas attendre la saturation d’un écran de tablette classique.
La latence de 12 millisecondes est en revanche le point fort de la machine. Le trait suit le stylet sans décalage perceptible, ce qui compte davantage pour l’écriture manuscrite que pour la lecture. C’est là que la Paper Pro creuse l’écart avec la plupart des carnets numériques concurrents.
L’éclairage frontal existe, ce qui n’était pas le cas sur la reMarkable 2. Il se règle en intensité, sur cinq paliers. Aucun réglage de température de couleur n’est proposé, contrairement à ce que font Kobo, Kindle et Vivlio sur leurs modèles. Pour lire au lit, l’absence de lumière chaude se remarque.
Le verre texturé remplace le plastique de la reMarkable 2. Le rendu au doigt est plus proche du papier, la brillance est bien maîtrisée, et le rejet de la paume fonctionne sur des sessions d’écriture longues.
Les cotes officielles sont de 196,6 millimètres sur 274,1 pour 5,1 millimètres d’épaisseur, pour un poids de 525 grammes. La finesse impressionne, le poids beaucoup moins. À titre de comparaison, la reMarkable 2 est annoncée autour de 400 grammes, et un bloc-notes papier A4 chargé reste plus léger que cette tablette.
Résultat : la Paper Pro se tient très bien posée à plat sur un bureau, tablette devenue le support d’écriture principal. Tenue d’une seule main, à la verticale, pour lire allongé, elle fatigue vite. C’est le reproche le plus récurrent qu’on lui fait, et il est justifié.
Il n’y a qu’un bouton, celui de mise en marche. Pas de boutons physiques de navigation, donc, et pas de lecteur d’empreintes. La page se tourne au doigt, sur un écran tactile capacitif réactif.
Le stylet fourni se recharge par aimantation le long de la tranche droite, d’après le constructeur, ce qui évite d’y penser. Deux packs existent, avec Marker ou Marker Plus, ce dernier ajoutant une gomme utilisable sans passer par un menu.
C’est le point qui fâche, et il faut le dire nettement. La fiche technique du constructeur liste deux formats d’import : le PDF et l’EPUB. En export, la tablette produit du PDF, du SVG et du PNG. Rien de plus.
Aucune prise en charge des livres protégés par Adobe DRM. Concrètement, un roman emprunté à une médiathèque municipale, au format EPUB protégé, ne s’ouvrira pas. Pour un lecteur français, c’est un critère bloquant, et c’est le premier argument qui fait pencher vers une liseuse classique plutôt que vers cette tablette.
Le système d’exploitation est une distribution Linux maison, fermée. On ne trouve ni magasin de livres intégré, ni application de lecture tierce, ni navigateur web. La tablette lit les fichiers qu’on lui envoie, point. Ceux qui veulent un appareil ouvert, avec Android et Play Store, regarderont plutôt du côté des Boox, dont nous avons testé la Note Air 5C en couleur.
L’écosystème logiciel tient à trois choses. L’application de bureau et mobile, disponible sur macOS, Windows, iOS et Android, qui permet de consulter et réorganiser ses notes. L’abonnement Connect, payant, qui débloque la recherche dans l’écriture manuscrite, la synchronisation cloud illimitée et les intégrations avec des outils de travail. Et un quota de synchronisation limité pour ceux qui restent sur l’offre gratuite.
Pas de Bluetooth, pas de haut-parleur, pas de lecture audio. Aucun livre audio ne sera écoutable ici. La marque ne cache pas ce choix, elle vend la concentration avant tout.
La batterie est annoncée à 5030 mAh, avec une autonomie de deux semaines environ en usage courant et jusqu’à 90 jours en veille, pour une recharge de 0 à 90 % en 90 minutes. Ce sont des chiffres du constructeur, pas une mesure que nous avons réalisée. En usage réel, tout dépend du rétroéclairage et du temps d’écriture, deux postes gourmands.
Le stockage interne atteint 64 Go, dont environ 46 Go réellement libres une fois le système installé, toujours d’après la fiche technique. Les carnets et les PDF annotés ne pèsent pas lourd, la capacité ne sera jamais un sujet.
La connectivité se limite au Wi-Fi bi-bande, 2,4 et 5 GHz, et à un port USB-C. Pas de carte mémoire, pas de 4G.
À environ 650 euros avec le Marker, et jusqu’à près de 680 euros avec le Marker Plus, la tablette se situe au niveau d’un ordinateur portable d’entrée de gamme, relevé en septembre 2026. Le rapport entre le prix et ce que l’appareil sait faire mérite d’être posé franchement : pour ce budget, on peut s’offrir une liseuse couleur de 7 pouces et garder de quoi acheter une centaine de livres.
L’absence de DRM Adobe est le défaut le plus concret. Un appareil vendu comme un outil de lecture haut de gamme qui refuse les fichiers protégés des bibliothèques publiques françaises, c’est une limitation difficile à défendre en 2026. Il faut passer par des fichiers sans protection, ce qui exclut l’essentiel du catalogue commercial.
Le poids ensuite. 525 grammes, c’est presque un tiers de plus que la reMarkable 2, pour un écran qui ne gagne qu’un pouce et demi de diagonale. Tenir la tablette en main pendant une heure de lecture devient un exercice.
La définition de 229 ppp nous laisse aussi sur notre faim. Sur un appareil deux fois plus cher qu’une liseuse couleur classique, on attendait au moins la finesse des dalles à 300 ppp. Les couleurs douces passent encore, les textes fins en couleur perdent en netteté.
Il manque enfin des fonctions élémentaires en 2026 : réglage de la température de couleur de l’éclairage, lecture audio, extension de stockage, et un magasin de livres digne de ce nom. Ajoutez la distribution : la Paper Pro n’est pas visible en démonstration dans les enseignes françaises qui la référencent, l’essai en magasin est donc impossible avant d’engager une telle somme.
La Paper Pro Move d’abord, sortie par la même marque. Écran de 7,3 pouces, 264 ppp, éclairage frontal, toujours en couleur, annoncée à 499 dollars aux États-Unis. Elle perd la grande surface d’écriture mais gagne en mobilité et coûte sensiblement moins cher.
La Boox Note Air 5C ensuite, pour qui veut la couleur et un système Android. Elle accepte davantage de formats, autorise l’installation d’applications de lecture, et se négocie nettement moins cher que la Paper Pro. Sa dalle est également une Gallery 3, avec les mêmes limites de saturation.
La Kobo Elipsa 2E pour finir, si l’objectif est d’écrire un peu et de lire beaucoup. Dalle noir et blanc de 10,3 pouces, prise en charge d’Adobe DRM, magasin intégré, emprunts en médiathèque possibles. Elle est vendue bien en dessous du tarif reMarkable et fera le travail pour la majorité des lecteurs.
Pour compléter la comparaison, notre test de la reMarkable 2 montre ce que la marque faisait avant la couleur.
Notre dossier sur les liseuses grand format aide aussi à fixer la taille d’écran utile selon l’usage.
La reMarkable Paper Pro est un excellent carnet numérique et une liseuse médiocre. Pour qui oui : vous écrivez beaucoup à la main, vous annotez des PDF, vous voulez une distraction zéro et la couleur vous sert à structurer vos notes. Le budget est alors celui d’un outil de travail, et la qualité d’écriture le justifie. Pour qui non : vous lisez surtout des romans achetés ou empruntés. L’absence de DRM, le poids et le prix en font un très mauvais choix, qu’une liseuse à 200 euros remplacera plus utilement.
Non. La tablette importe uniquement des PDF et des EPUB sans protection. Les EPUB protégés par Adobe DRM, format utilisé par la plupart des bibliothèques publiques françaises, ne s’ouvrent pas. Il faut passer par une liseuse Kobo, Vivlio, PocketBook ou par une application de lecture Android pour accéder aux prêts numériques.
Non, mais il change l’expérience. Sans abonnement, les fonctions d’écriture et de lecture restent disponibles avec une synchronisation limitée. Connect débloque la recherche dans l’écriture manuscrite, la synchronisation cloud illimitée et les intégrations avec des outils de travail. C’est un service payant, à évaluer selon votre usage.
Oui, elle est livrée en France et référencée chez plusieurs revendeurs, avec un prix qui tourne autour de 650 à 680 euros selon le stylet inclus, relevé en septembre 2026. Aucune enseigne ne la propose en démonstration, l’achat se fait donc sans essai préalable du stylet.
Si vous écrivez peu et lisez beaucoup, la Move de 7,3 pouces est plus légère, plus transportable et moins chère. Si vous annotez des documents A4 ou dessinez, la surface de 11,8 pouces reste irremplaçable et la Paper Pro garde l’avantage malgré son poids.
Information à jour au 26 septembre 2026.
La reMarkable 2 a tout d’une liseuse et n’en est pas une. Pas de boutique intégrée, pas de rétroéclairage, pas de couleur, pas de prise en charge du DRM. C’est une tablette d’écriture, vendue comme telle, et le constructeur l’a retirée de son catalogue. Voilà ce qu’il faut savoir avant d’en acheter une.
Le malentendu coûte cher. Beaucoup d’acheteurs découvrent après la commande qu’ils ne pourront pas lire au lit ni emprunter un livre en médiathèque. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas un défaut de fabrication, c’est le produit lui-même.
Elle vise les gens qui écrivent. Prise de notes en réunion, annotation de PDF, correction de documents, carnets de travail. Le constructeur a construit tout l’appareil autour de cette idée, jusqu’à supprimer les notifications, les réseaux sociaux et le magasin d’applications.
Elle convient aussi à ceux qui lisent beaucoup de documents techniques au format PDF et qui veulent les annoter à la main. Pour des romans, en revanche, une liseuse à 120 euros fait mieux pour bien moins cher. Si vous hésitez entre les deux familles d’appareils, le guide liseuse ou tablette pose les bonnes questions, et nos tests de liseuses d’autres marques couvrent le reste de la catégorie.
L’écran est une dalle monochrome de 10,3 pouces, avec une définition de 1 872 x 1 404 pixels pour 226 points par pouce, d’après la fiche technique du constructeur. La technologie est présentée comme un écran Canvas de deuxième génération, partiellement basé sur l’encre électronique Carta. Pas de couleur, pas de teintes intermédiaires autres que les niveaux de gris.
La grande différence avec une liseuse tient au rétroéclairage. Il n’y en a pas. L’écran est lisible en plein soleil, mieux que n’importe quelle liseuse, mais totalement inutilisable dans le noir. Vous dépendez de la lumière ambiante, comme avec une feuille de papier. C’est cohérent avec la promesse, et c’est un vrai problème pour la lecture du soir.
La densité de 226 points par pouce est inférieure aux 300 points par pouce des liseuses actuelles. Sur du texte courant, cela ne se voit pas. Sur des caractères fins ou des notes de bas de page dans un PDF, un peu de flou apparaît quand on zoome.
La réponse est non, et ce n’est pas une question de vocabulaire. Une liseuse sert à acheter, stocker et lire des livres numériques protégés. L’appareil ne fait rien de tout cela.
Les formats acceptés à l’import sont le PDF et l’EPUB, d’après la fiche technique du constructeur. Vous pouvez donc y déposer des livres sans DRM, et c’est tout. Aucun fichier protégé par le DRM Adobe ne s’ouvrira, ce qui exclut de fait le prêt numérique en bibliothèque, le premier critère de choix pour beaucoup de lecteurs français. Aucune boutique n’est intégrée, aucun catalogue francophone n’est proposé, et aucune bibliothèque de livres n’est gérée par l’appareil.
Il faut assumer cette limite. Une Kobo ou une Vivlio se connecte à une médiathèque et à une librairie en ligne. Elle attend des fichiers, et rien d’autre.
Les chiffres donnent le ton. 187 mm sur 246 mm, 4,7 mm d’épaisseur, environ 403,5 grammes. Elle est deux fois plus épaisse que certaines tablettes récentes et bien plus lourde qu’une liseuse de 7 pouces, mais son profil très plat la rend confortable posée sur un bureau.
Le Marker ne se recharge pas et ne se jumelle pas. Il fonctionne sans pile, avec une mine à frottement élevé et une détection d’inclinaison. C’est un choix technique qui évite les mauvaises surprises, une panne de stylet ne pouvant pas arriver. Le stylo est vendu avec la tablette, ce qui n’est pas le cas partout.
La latence annoncée de 21 millisecondes reste, encore aujourd’hui, l’une des meilleures du marché de l’écriture sur encre électronique. C’est l’argument que les utilisateurs mettent le plus souvent en avant, et il tient depuis cinq ans.
Le système s’appelle Codex, c’est une distribution Linux maison. Elle ne donne accès à aucune boutique d’applications et le mode développeur n’est pas prévu. Vous restez donc dans l’écosystème du constructeur, avec ses applications compagnon pour ordinateur et mobile.
À l’export, la tablette produit du PDF, du SVG et du PNG. Vos notes peuvent donc sortir vers d’autres outils, ce qui compte pour un usage professionnel.
Un point pratique à connaître, le menu de la tablette est en anglais uniquement, toujours d’après la documentation du constructeur. La conversion d’écriture manuscrite prend en charge plusieurs langues, dont le français, mais l’interface reste anglaise.
L’abonnement Connect mérite un paragraphe à part. Sans lui, seuls les fichiers utilisés ou synchronisés dans les cinquante derniers jours restent stockés dans le cloud, et la prise de notes dans les applications mobile et ordinateur n’est pas disponible. Autrement dit, une partie des fonctions dépend d’un paiement récurrent. Sur une liseuse, ce genre de verrouillage n’existe pas.
La batterie annoncée est de 3 000 mAh, pour une autonomie annoncée pouvant atteindre deux semaines et un peu plus de trois mois en veille. L’absence de rétroéclairage aide évidemment beaucoup, puisque la fonction la plus gourmande en énergie n’existe pas.
Le stockage interne est de 8 Go, dont environ 6,5 Go réellement disponibles une fois le système installé, toujours selon la fiche technique. La mémoire vive est de 1 Go. Pour du texte et des PDF, cela suffit. Pour gérer une grande bibliothèque de BD scannées, non. Ce n’est pas le sujet de l’appareil.
Le premier reproche est l’absence de rétroéclairage. Il découle du parti pris, mais il rend l’appareil inutilisable une bonne partie de la soirée, sauf à allumer une lampe. Une liseuse à moins de 150 euros règle ce problème, ce qui situe la tablette dans une catégorie d’usage très particulière.
Le deuxième reproche concerne l’abonnement. Conditionner la synchronisation longue durée et la prise de notes dans les applications à un paiement mensuel, sur une tablette vendue au prix du haut de gamme, est difficile à défendre. Ce n’est pas une option cosmétique, c’est une fonction centrale de l’écosystème.
Le troisième porte sur la fin de vie du produit. À la date de vérification, la fiche du fabricant présente la reMarkable 2 comme un modèle arrêté et renvoie vers la Paper Pure, qui prend sa place avec un écran également monochrome et un Marker inclus. Le constructeur continue de proposer des exemplaires reconditionnés, mais acheter neuf un appareil retiré du catalogue pose la question du suivi logiciel, des accessoires et de la valeur de revente.
Le quatrième est l’interface en anglais et l’impossibilité d’installer quoi que ce soit. Sur un appareil à ce prix, une interface non traduite en français en 2026 est un manque difficile à justifier, même si l’écriture manuscrite, elle, gère notre langue.
La reMarkable Paper Pure est la remplaçante directe, en noir et blanc également, avec un Marker fourni. Elle bénéficie d’un suivi logiciel actif, ce qui n’est plus garanti sur le modèle précédent.
La Kindle Scribe joue la même carte du grand écran à stylet, avec un écran de 10,2 pouces. Son avantage tient à la boutique intégrée et à la lecture de livres protégés par le DRM d’Amazon, son inconvénient à l’écosystème fermé.
La Kobo Elipsa 2E reste la meilleure réponse pour un lecteur français qui veut écrire et lire. Elle gère nativement le DRM Adobe, donc le prêt en médiathèque, ce que la reMarkable ne fera jamais. Le Kindle Scribe est également détaillé dans notre test, et comment bien choisir sa liseuse aide à trancher entre les deux approches.
Notre verdict. La reMarkable 2 reste une excellente tablette d’écriture et une mauvaise liseuse. Pour qui c’est fait : ceux qui noircissent des pages tous les jours, annotent des PDF et veulent retrouver la sensation du papier sans lumière parasite. Pour qui ce n’est pas fait : les lecteurs de romans, les emprunteurs de médiathèque, et tous ceux qui lisent le soir sans allumer la lampe. Acheter aujourd’hui un modèle retiré du catalogue n’a de sens que si vous le trouvez reconditionné à un tarif nettement inférieur à celui de la remplaçante.
Seulement des EPUB et des PDF sans protection. Les fichiers protégés par le DRM Adobe ne s’ouvrent pas, ce qui exclut la quasi-totalité des livres empruntés en médiathèque. Pour une bibliothèque numérique légale et libre de droits, l’appareil convient très bien.
La fiche produit du constructeur la présente comme un modèle arrêté et renvoie vers la Paper Pure. Des exemplaires reconditionnés restent proposés par le fabricant, et des revendeurs spécialisés en listent également. Vérifiez la disponibilité au moment de l’achat.
Non, mais sans lui, seuls les fichiers synchronisés dans les cinquante derniers jours restent dans le cloud, et la prise de notes dans les applications mobile et ordinateur disparaît. L’écriture sur la tablette elle-même continue de fonctionner normalement.
Tout dépend de l’usage dominant. Si vous lisez surtout des romans, une liseuse coûte trois fois moins cher et apporte un rétroéclairage. Si vous écrivez et annotez tous les jours, cette tablette ou sa remplaçante n’ont pas d’équivalent en sensation de papier.
*Information à jour au 25 septembre 2026.*
Une liseuse couleur de 7 pouces qui pèse moins de 200 grammes, cela n’existe pas chez Kindle ni chez Kobo. L’Onyx Boox Go Color 7 occupe ce créneau, avec un écran Kaleido 3 et une ouverture complète aux applications Android. On a regardé ce qu’il fait mieux que ses concurrentes, et ce qu’il fait moins bien.
Son vrai argument n’est pas la couleur. C’est la liberté logicielle. Sa vraie faiblesse n’est pas la couleur non plus, c’est la simplicité d’usage.
L’Onyx Boox Go Color 7 s’adresse à trois profils. Ceux qui lisent des mangas et des BD et veulent de la couleur dans un format de poche. Ceux qui veulent retrouver leurs applications de lecture habituelles sur un écran d’encre électronique. Et ceux qui empruntent ou achètent leurs livres chez plusieurs fournisseurs et refusent d’être enfermés dans une boutique unique.
Pour un lecteur de romans qui ne quitte jamais la boutique Kindle, l’intérêt est faible. Vous payez de la polyvalence dont vous n’avez pas besoin. Retrouvez les autres appareils de la marque dans nos tests de liseuses d’autres marques.
L’écran est un Kaleido 3 de 7 pouces. En noir et blanc, la définition atteint 300 points par pouce, comme sur une Kindle Paperwhite. En couleur, elle tombe à 150 points par pouce, avec 4 096 teintes affichables. La fiche technique parle de couleurs douces, et le mot est bien choisi.
Sur du texte, rien à redire. Les lettres sont nettes, le fond clair et le rendu très proche d’une liseuse monochrome haut de gamme. Sur une couverture, un plan de ville ou une planche de manga, la couleur apparaît mais reste pastel, un peu délavée. En lumière naturelle, le résultat est correct. En intérieur le soir, il faut pousser le rétroéclairage pour que les teintes existent vraiment.
Le rétroéclairage frontal est réglable en intensité et en température, donc lisible en lumière chaude avant de dormir. La taille de 7 pouces reste le meilleur compromis entre une page de roman confortable et un appareil qui tient dans une poche de veste.
C’est là que l’Onyx Boox Go Color 7 marque des points. Le poids annoncé est d’environ 195 grammes, soit le niveau d’une Kindle Paperwhite, avec un écran plus grand que celui d’une Clara BW. L’épaisseur tourne autour de 6,4 mm. Le design est asymétrique, avec une bande plus large d’un côté pour la prise en main, ce qui rappelle la Kobo Libra.
Deux boutons physiques servent à tourner les pages. Après une semaine d’usage, on ne revient pas au balayage de l’écran. Il faut dire que ce geste évite de toucher l’écran et donc de salir la dalle. Le capteur de rotation bascule l’affichage automatiquement quand on change de main, ce qui fonctionne bien.
Un point à connaître avant l’achat. Le constructeur parle d’une conception résistante aux éclaboussures, sans annoncer d’indice IPX. Ce n’est pas la même chose qu’une Kobo Libra Colour ou une Kindle Paperwhite, toutes deux données pour IPX8. Pour la lecture dans le bain, cherchez ailleurs.
La liseuse tourne sous Android avec le Play Store intégré. Les modèles les plus récents passent à Android 13, la première version du Go Color 7 était livrée avec une version plus ancienne du système. Vous installez donc l’application que vous voulez, ce qu’aucune liseuse Kindle ou Kobo ne permet.
En natif, le lecteur NeoReader ouvre l’EPUB, le PDF, le MOBI, l’AZW3, le TXT, le DOC et le DOCX, le FB2, le HTML, et le CBR comme le CBZ pour les albums. La lecture à voix haute intégrée prend en charge le texte, sans abonnement à ajouter.
La location en médiathèque demande en revanche une étape supplémentaire. NeoReader ne gère pas les fichiers ACSM protégés par le DRM Adobe utilisés par le prêt numérique en bibliothèque. Il faut installer Adobe Digital Editions depuis le Play Store et y saisir son identifiant Adobe. Cela fonctionne, mais une Kobo ou une Vivlio fait le même travail sans application intermédiaire. Si l’emprunt en bibliothèque est votre mode principal d’approvisionnement, c’est un argument qui pèse.
La batterie annoncée est de 2 300 mAh. En lecture de texte avec un rétroéclairage modéré, on tient facilement une à deux semaines selon les réglages et le mode d’affichage. En couleur, avec la luminosité haute et des applications tierces qui tournent en arrière-plan, l’autonomie descend de plusieurs jours. C’est la contrepartie d’Android.
Le stockage interne est de 64 Go, complété par 4 Go de mémoire vive et un port microSD. Vous pouvez donc embarquer une bibliothèque entière de BD sans jamais faire le ménage. Une liseuse Kindle ou Kobo n’offre pas cette possibilité.
L’ergonomie logicielle d’abord. Un système Android ouvert signifie des réglages partout. Chaque application a ses propres paramètres d’affichage, de rafraîchissement et de contraste, et il faut les ajuster une par une. Les retours d’utilisateurs publiés sur les forums parlent régulièrement d’une semaine nécessaire avant de trouver ses marques. Une liseuse Kindle se configure en dix minutes.
Les rémanences ensuite. Ce phénomène de traces fantômes est courant sur l’encre électronique, mais il est plus visible dès qu’on quitte la lecture de texte pour du défilement ou des applications. Vous pouvez programmer un rafraîchissement complet sur les boutons physiques, ce qui corrige le problème en échange d’un clignotement de l’écran. Sur une bande dessinée, on appuie souvent.
La couleur couleur reste la critique principale. Le rendu est pastel, les images colorées perdent en saturation et demandent de la lumière pour être vraiment lisibles. Les lecteurs de comics qui espèrent le rendu d’une tablette seront déçus, exactement comme avec les autres dalles Kaleido 3 du marché.
On ajoute le stylet. Les versions récentes acceptent un stylet actif, utile pour prendre une note rapide, mais l’expérience reste loin d’une tablette dédiée à l’écriture. Les tests publiés sont clairs sur ce point, l’annotation est un bonus, pas une fonction principale.
La Kobo Libra Colour reste la concurrente la plus évidente. Même diagonale, mêmes boutons physiques, une étanchéité IPX8 et une autonomie supérieure. Elle est monochrome dans le texte, colorée en couleur, et son système fermé est beaucoup plus simple à vivre.
La Kindle Colorsoft vise le même usage avec l’écosystème Amazon. Elle ne lit pas l’EPUB par transfert direct et n’ouvre pas d’applications, en échange d’une expérience plus fluide et d’un meilleur rétroéclairage.
Pour qui veut du très léger avec un écran monochrome plus net, le Boox Palma 2 adopte un format smartphone. Et si vous cherchez un grand écran plutôt qu’une liseuse de poche, le Boox Note Air 4C joue la carte des 10,3 pouces avec stylet.
Pour situer ces modèles dans l’ensemble du marché coloré, le guide quelle liseuse pour la BD reste la référence la plus utile.
Notre verdict. L’Onyx Boox Go Color 7 est la liseuse couleur la plus libre du marché, et sans doute pas la plus agréable à utiliser. Pour qui c’est fait : les lecteurs de mangas et de BD qui veulent un format poche, ceux qui installent plusieurs applications de lecture et ceux qui détestent être enfermés dans une boutique. Pour qui ce n’est pas fait : les lecteurs de romans, ceux qui empruntent en médiathèque et ceux qui veulent une liseuse qu’on configure une fois pour toutes. Dans ce dernier cas, une Kobo Libra Colour coûte moins cher et demande beaucoup moins d’efforts.
Le constructeur annonce une conception résistante aux éclaboussures, sans indice IPX. Une Kobo Libra Colour et une Kindle Paperwhite sont, elles, données pour IPX8 et supportent une immersion courte. Pour lire dans le bain, la Boox n’est pas le bon choix.
Oui, et c’est même son meilleur usage. Le format de poche convient aux pages de manga, la couleur aide à suivre les planches et les boutons physiques évitent de toucher l’écran. Les teintes restent pastel, sans le rendu vif d’une tablette classique.
Pas obligatoirement, mais c’est un vrai avantage. Les 64 Go internes suffisent largement pour des milliers de romans. Ceux qui stockent des BD scannées ou des PDF volumineux apprécieront la carte, une possibilité qu’aucune liseuse Kindle ou Kobo ne propose.
La version la plus récente, sans hésiter. Elle tourne sous Android 13, accepte un stylet actif et corrige une partie des réglages d’affichage. La première génération reste utilisable, surtout d’occasion, mais elle ne bénéficiera pas du même suivi.
*Information à jour au 25 septembre 2026.*
Onyx renouvelle sa tablette de 10,3 pouces en couleur. Le Boox Note Air 5C reprend le même écran Kaleido 3 que le modèle précédent, mais change de processeur, de stylet et passe à Android 15. On a comparé les deux fiches techniques pour voir ce qui se ressent vraiment à l’usage.
La réponse tient en une phrase. La dalle bouge très peu, la partie logicielle et le stylet progressent plus nettement. Autrement dit, le changement de génération se joue ailleurs que là où le constructeur met l’accent.
Le Boox Note Air 5C vise trois publics assez différents. D’abord ceux qui lisent des BD, des mangas ou des PDF techniques et qui veulent de la couleur sans revenir à un écran LCD. Ensuite les preneurs de notes qui écrivent chaque jour et cherchent un cahier numérique sauvegardé dans le cloud. Enfin les lecteurs qui veulent installer des applications Android, ce qu’aucune liseuse Kindle ou Kobo ne permet.
Si votre usage se limite à dévorer des romans, la tablette est surdimensionnée. Une liseuse de 7 pouces coûte beaucoup moins cher et pèse deux fois moins lourd. Découvrez les autres appareils du fabricant dans nos tests de liseuses d’autres marques, la catégorie qui rassemble Boox, PocketBook et les marques moins connues.
La fiche technique annonce une dalle Kaleido 3 de 10,3 pouces, capable d’afficher 4 096 couleurs. En noir et blanc, la définition grimpe à 2 480 x 1 860 pixels pour 300 points par pouce. En couleur, elle tombe à 1 240 x 930 pixels, soit 150 points par pouce. Cet écart de densité explique à lui seul la moitié des déceptions des acheteurs.
Sur du texte, l’écran tient la comparaison avec les meilleures liseuses monochromes. Le grain est fin, la police reste nette, et l’absence de scintillement se remarque tout de suite après une journée passée sur un ordinateur. Sur une planche de BD en couleur, c’est une autre histoire. Le filtre coloré posé au-dessus de l’encre électronique atténue les teintes et assombrit le fond.
Le rétroéclairage est réglable en température, ce qui permet de basculer vers une lumière chaude le soir. Il faut en revanche monter assez haut la luminosité pour que les couleurs sortent vraiment, et cette consommation se retrouve dans l’autonomie. À l’ombre ou sous une lampe faible, l’écran couleur d’une Boox reste plus terne que l’écran d’une tablette classique. C’est une contrainte de la technologie, pas un défaut de fabrication.
Le constructeur communique sur une nouvelle dalle. Dans les faits, la référence technologique reste la Kaleido 3, la même génération que celle du Note Air 4C. Les 4 096 couleurs, la définition en noir et blanc et la définition en couleur sont identiques d’une génération à l’autre. On ne passe donc pas d’un écran ancien à un écran neuf.
Ce qui évolue, d’après les premiers essais publiés, concerne l’éclairage et le rendu perçu. Le rétroéclairage frontal est décrit comme plus homogène, avec moins de zones plus sombres sur les bords. Le contraste annoncé progresse légèrement, et le rafraîchissement des pages gagne en douceur. Ces trois points se voient à l’usage, surtout en lecture longue et sur les changements de page rapides.
Notre réserve porte sur la formulation. Parler de nouvelle dalle pour une évolution d’éclairage et de traitement logiciel laisse croire à un bond technologique qui n’a pas eu lieu. Si vous attendiez une rupture sur la colorimétrie, elle n’est pas là.
La tablette mesure 225 mm sur 192 mm pour 5,8 mm d’épaisseur, et pèse environ 440 grammes d’après la fiche technique. C’est presque le double d’une liseuse de 7 pouces. Tenue à une main pendant une heure, la différence se sent dans le poignet. Posée sur un bureau ou calée sur les genoux, elle ne pose plus aucun problème.
Le dos est plat et la vitre affleure, sans rebord qui accroche. Le stylet Pen3 reconnaît 4 096 niveaux de pression et range des mines de rechange dans son capuchon, un détail qui évite de chercher une pointe dans un tiroir. La sensation d’écriture reste celle d’une vitre, plus lisse que le verre dépoli d’une reMarkable. Ceux qui écrivent beaucoup le remarquent dès les premières lignes.
Un point à vérifier avant l’achat, la tablette n’annonce aucune étanchéité. Ni IPX7, ni IPX8. Une liseuse Kobo ou Kindle se baigne sans crainte, pas cette Boox.
Le système tourne sous Android 15 avec accès complet au Play Store. C’est ce qui distingue une Boox d’une liseuse fermée. Vous installez l’application de votre choix, y compris des applications de lecture non prévues par le fabricant.
En natif, le lecteur NeoReader ouvre l’EPUB, le PDF, le MOBI, l’AZW3, le TXT, le DOC et le DOCX, le FB2 et le HTML, plus le CBR et le CBZ pour les BD. Vous pouvez donc déposer vos fichiers par câble ou par carte microSD sans passer par une boutique.
Le point qui bloque le plus de lecteurs français concerne la location en médiathèque. NeoReader ne lit pas les fichiers ACSM, c’est-à-dire les livres protégés par le DRM Adobe utilisés par le prêt numérique en bibliothèque. Il faut passer par l’application Adobe Digital Editions, disponible sur le Play Store, pour télécharger puis ouvrir le livre. La manipulation fonctionne, mais elle est nettement moins fluide que sur une Kobo ou une Vivlio, où l’identifiant Adobe se saisit une seule fois dans les réglages. Si vous empruntez régulièrement en médiathèque, ce détail pèse lourd dans la décision.
La batterie annoncée est de 3 700 mAh. Les estimations d’autonomie varient énormément selon l’usage. En lecture de texte avec un rétroéclairage modéré, on tient plusieurs semaines. En couleur, avec la luminosité haute et des applications Android en arrière-plan, on descend à quelques jours. Ce n’est pas un défaut de conception, c’est la contrepartie d’un système ouvert.
Le stockage interne atteint 64 Go, complétés par 6 Go de mémoire vive. Une carte microSD peut ajouter jusqu’à 2 To, ce qui laisse de la place pour des milliers de BD scannées sans jamais gérer d’espace.
Le prix d’abord. Une tablette de ce type se situe dans le haut du marché des liseuses, largement au-dessus d’une Kobo Libra Colour ou d’une Kindle Colorsoft pourtant colorées elles aussi. Vous payez l’écran de 10,3 pouces, Android et le stylet. Si vous n’utilisez aucun des trois, la dépense ne se justifie pas.
Le poids ensuite. 440 grammes, c’est plus lourd qu’un livre de poche épais et bien plus qu’une liseuse de 7 pouces. Pour lire allongé, on cherche vite un support. C’est le revers du grand écran, mais le constructeur ne fait aucun effort pour l’alléger d’une génération à l’autre.
La couleur enfin, et c’est la critique la plus sérieuse. Le rendu coloré reste pastel, un peu délavé, et il faut monter la luminosité pour obtenir quelque chose de lisible en intérieur. Sur une planche de BD très contrastée, les aplats foncés se rapprochent et perdent en détail. Les amateurs de comics qui attendent le rendu d’une tablette seront déçus, comme ils le sont déjà avec toutes les dalles Kaleido 3 du marché.
On ajoute un dernier reproche, l’absence totale d’étanchéité. À ce niveau de prix, ne pas pouvoir lire au bain ou au bord d’une piscine est difficile à accepter quand des liseuses trois fois moins chères le proposent.
La Kindle Scribe reste la concurrente la plus directe pour la prise de notes, avec un écran de 10,2 pouces et un stylet inclus. Elle est monochrome, plus fermée, mais l’intégration avec la boutique Kindle est bien meilleure.
La Kobo Elipsa 2E joue la même carte du grand écran à stylet, en 10,3 pouces et en noir et blanc. Son gros avantage tient à la gestion native du DRM Adobe, donc au prêt en médiathèque sans application supplémentaire.
La reMarkable Paper Pro vise uniquement l’écriture et la lecture de documents, sans boutique ni applications. Elle coûte plus cher encore, mais sa sensation de papier n’a pas d’équivalent. Si vous hésitez entre les deux approches, notre test du Note Air 4C et celui du Boox Palma 2 montrent bien les deux extrémités de la gamme du fabricant.
Pour situer la marque dans l’ensemble du marché, le guide comment bien choisir sa liseuse reste la meilleure porte d’entrée, et liseuse grand format détaille les contraintes des écrans de plus de 10 pouces.
Notre verdict. Le Boox Note Air 5C est une bonne tablette, pas une bonne affaire pour tout le monde. Pour qui c’est fait : ceux qui veulent lire des PDF et des BD en couleur, annoter des documents et installer des applications Android sur un même appareil, avec un grand écran confortable au bureau. Pour qui ce n’est pas fait : les lecteurs de romans, les familles qui empruntent en médiathèque, et tous ceux qui lisent au lit ou dans le bain. Le prix et les 440 grammes se paient tous les jours, la polyvalence ne se paie qu’une fois.
Pour des mangas et des BD au trait clair, oui. Pour des comics sombres ou des albums photo, non. La définition couleur de 150 points par pouce et le filtre coloré atténuent les détails dans les zones foncées. La lecture reste possible, l’expérience reste en retrait d’une tablette classique.
Oui, mais indirectement. Le lecteur natif ne gère pas les fichiers ACSM du prêt numérique. Il faut installer Adobe Digital Editions depuis le Play Store, y saisir son identifiant Adobe, puis télécharger le livre. L’opération fonctionne, elle demande juste une application de plus.
Non. Le constructeur n’annonce aucune certification d’étanchéité sur cette tablette. À comparer avec les liseuses Kobo et Kindle, dont plusieurs modèles vont jusqu’à l’indice IPX8 et supportent une immersion courte. La lecture au bain est donc exclue.
Pas pour l’écran, puisque la génération de dalle ne change pas. Le passage se justifie si vous voulez Android 15 et le nouveau stylet. Pour tout le reste, l’ancien modèle fait le même travail, souvent à un prix plus doux. Voir notre test du Note Air 4C.
*Information à jour au 25 septembre 2026.*
Boox a repris sa grande liseuse à stylet et y a mis de la couleur. La Boox Note Air 4C vise deux usages : lire des livres et des documents, puis écrire et annoter au stylet. Le pari est ambitieux, et il se paie sur quelques points précis.
Le profil type, c’est le lecteur qui étudie. Étudiants, enseignants, lecteurs de PDF techniques, de revues et de bandes dessinées. La tablette affiche 10,3 pouces de diagonale, soit la surface d’une page de format proche du A5, format avec lequel on annote un document sans se battre.
Le deuxième profil, c’est celui qui veut un bloc-notes numérique. Stylet fourni, écriture sur écran rugueux, notes exportables en PDF. Pour qui remplit des cahiers chaque mois, la promesse tient. Pour qui veut seulement lire au lit, l’appareil est trop lourd et trop cher, et notre page des tests de liseuses d’autres marques propose des machines mieux taillées pour ça.
La dalle est une Kaleido 3 de 10,3 pouces, en 2480 par 1860 pixels. En noir et blanc, elle offre 300 points par pouce, la densité des meilleures liseuses. En couleur, la densité tombe à 150 points par pouce, ce qui est la limite physique de cette technologie : le filtre coloré posé sur la dalle divise la résolution par deux.
À l’usage, les couleurs sont pastel et l’écart avec un écran de tablette est énorme. On ne regarde pas une photo sur cette machine, on identifie une carte, un graphique, une légende de planche. Boox annonce une amélioration du fond, plus clair que sur la génération précédente, et le gain est réel : lire du texte noir sur fond gris pâle reste confortable.
Les planches de BD et les mangas gagnent énormément à ce filtre. Pour la première fois sur une liseuse 10 pouces, on distingue les cases en couleur sans perdre la qualité du texte. Notre dossier sur le choix d’une liseuse pour la BD explique pourquoi cette taille d’écran change tout.
Le revers, c’est le fantôme. Après un rafraîchissement partiel, les formes précédentes restent visibles quelques secondes. La technologie de rafraîchissement maison, Boox Super Refresh, corrige en partie le problème en affichant plus souvent des rafraîchissements complets, au prix d’un clignotement noir désagréable à haute fréquence.
226 millimètres sur 193, pour 5,8 millimètres d’épaisseur et environ 420 grammes. C’est plus lourd qu’une liseuse 6 pouces, évidemment, et l’appareil se tient à deux mains au bout de vingt minutes de lecture. Le dos légèrement incurvé aide à la préhension, mais on ne le tiendra pas d’une main comme une Kobo.
La finition est sérieuse, avec une coque qui ne craque pas sous la pression, un bord aluminium et des boutons d’alimentation bien détachés. Le stylet est inclus et ne consomme pas de batterie, la couche tactile n’étant pas capacitive pour l’écriture. Il ne se range pas dans la tablette elle-même, sauf à acheter l’étui à rabat prévu pour ça.
L’appareil n’est pas étanche, aucune certification d’indice de protection n’est annoncée. Pas de lecture dans la baignoire, pas d’utilisation sous la pluie. Pour une machine destinée à voyager dans un sac, c’est une réserve qu’il faut avoir en tête.
Le système est Android 13, sans surcouche lourde mais avec les outils maison de Boox. Concrètement, on installe les applications qu’on veut depuis le magasin Google : l’application de son libraire, un lecteur de presse, un outil de prise de notes. Cette ouverture reste l’argument principal de la marque face aux liseuses fermées.
Le lecteur natif ouvre l’EPUB, le PDF, le MOBI, le TXT, le HTML, les documents bureautiques et les archives CBZ et CBR. L’annotation des PDF fonctionne bien, avec surlignage, écriture manuscrite et export en PDF annoté, ce qui est le vrai terrain de jeu de cette tablette.
En revanche, la protection Adobe n’est pas prise en charge dans le lecteur maison. Les livres empruntés en médiathèque, qui utilisent ce verrou, demandent donc une application Android tierce compatible. C’est le même défaut que sur toute la gamme Boox, et il pèse lourd pour un public étudiant qui emprunte régulièrement. Si vous cherchez une liseuse qui gère ce point sans bricolage, une grande liseuse Boox plus ancienne pose exactement la même limite.
La batterie est de 3700 mAh. En lecture seule, sans éclairage et sans écriture, l’appareil tient facilement une semaine pour une heure de lecture quotidienne. Avec l’écriture, l’annotation de PDF et les applications Android, comptez trois à quatre jours, ce qui reste correct pour une tablette de cette taille. Le processeur octa-core et les 6 Go de mémoire vive évitent les blocages lors du passage d’une application à une autre.
Le stockage interne est de 64 Go, dont une partie occupée par le système. Pour des PDF et des EPUB, c’est largement suffisant, l’appareil n’accueillant pas de carte mémoire. Les gros lecteurs qui conservent des scans de manuels devront faire le tri, ou s’appuyer sur un service de stockage en ligne.
Le prix, d’abord. Cette tablette se négocie le plus souvent autour de 450 à 530 euros selon les revendeurs et les périodes, ce qui la place au niveau d’une tablette Android classique bien équipée. À ce tarif, on attend une exécution sans faute, et ce n’est pas le cas partout.
La couleur, ensuite. Elle est utile, jamais flatteuse. Les 150 points par pouce en mode couleur rendent les illustrations granuleuses, et le moindre magazine photographique perd son intérêt. On trouve le compromis acceptable pour des cartes et des schémas, frustrant pour tout le reste.
Le fantôme est le troisième reproche. Il faut régulièrement déclencher un rafraîchissement complet, et cette opération clignote franchement. Sur une page de texte, personne ne le remarque. En feuilletant une bande dessinée, ça devient pénible.
Quatrième point, le poids et l’encombrement. 420 grammes et 5,8 millimètres d’épaisseur, c’est élégant sur un bureau, lourd dans un sac de cours rempli. La tablette ne remplace pas un carnet, elle s’y ajoute, et c’est une addition qui pèse aussi sur le budget.
Cinquième point, le logiciel. Les menus de réglage du rafraîchissement par application, les listes de gestes, la gestion des calques de notes, tout cela demande un vrai temps d’adaptation. Nous n’avons pas trouvé l’expérience intuitive, loin de là, et le support technique de la marque n’a pas la réputation d’être rapide en Europe.
Sixième point, la protection Adobe absente, déjà évoquée. Septième, enfin, la revente : le marché de l’occasion pour ces tablettes reste étroit en France, ce qui limite le coût réel sur trois ans.
La reMarkable Paper Pro mise tout sur l’écriture, avec une dalle couleur plus grande, un stylet remarquable et un système volontairement fermé. Le prix est supérieur et la lecture y est accessoire, mais si l’écriture passe avant la lecture, elle est plus juste.
La Kobo Elipsa 2E reste la référence du bloc-notes à écran noir et blanc chez les liseuses classiques. Moins polyvalente sur les applications, mais plus légère, plus simple et meilleure en lecture pure. Notre test de la Kobo Elipsa 2E détaille ce qu’elle sait faire.
Et la Kobo Libra Colour, en 7 pouces, offre la couleur pour deux fois moins cher, avec les limites d’un écran plus petit. Pour lire des mangas colorisés à la maison, elle suffit. Notre guide sur les liseuses grand format aide à trancher entre les deux approches.
Boox a depuis annoncé une Note Air 5C, très proche sur le papier, avec une dalle de nouvelle génération et un tarif supérieur. Acheter la 4C au rabais n’a donc rien d’absurde si l’écriture manuscrite vous intéresse plus que les derniers réglages.
La Boox Note Air 4C fait bien deux choses difficiles. Elle lit les PDF et les bandes dessinées sur une surface confortable, et elle les annote au stylet avec un naturel qu’aucune liseuse fermée n’égale. Le fond d’écran plus clair change réellement le confort par rapport à la génération précédente.
Pour qui c’est fait : étudiants, chercheurs et professionnels qui annotent des documents tous les jours. Pour qui ce n’est pas fait : lecteurs de romans, personnes qui empruntent en médiathèque, et tous ceux qui veulent une machine qu’on allume sans réfléchir. Dans ces cas, une liseuse 7 pouces classique coûte trois fois moins cher et sert mieux.
Pour lire, annoter et prendre des notes, oui. Pour la vidéo, les photographies et les applications graphiques, non : la dalle couleur est trop lente et trop terne. Les deux appareils restent complémentaires plutôt que concurrents.
Si l’écriture manuscrite et l’annotation de PDF sont votre usage principal, la 4C remplit le contrat et se trouve souvent à prix réduit. La 5C apporte une dalle plus récente, pour un budget supérieur, et les gains en usage quotidien restent modestes.
L’étui à rabat, pour protéger l’écran et ranger le stylet, est le seul achat vraiment utile. Les protections d’écran mates dégradent le rendu et la sensation d’écriture sur ce type de dalle, et nous ne les conseillons pas.
Oui pour les fichiers sans verrou ou simplement tatoués. Pour les livres protégés par Adobe, il faut passer par une application Android tierce, comme sur le reste de la gamme Boox.
Information à jour au 24 septembre 2026.
Une liseuse au format téléphone, avec des boutons physiques pour tourner les pages : voilà l’idée du Boox Palma 2. Le concept déroute autant qu’il intrigue. On a regardé à qui cet objet rend service, et à qui il complique la vie.
L’appareil mesure 6,13 pouces de diagonale, soit la taille d’un grand smartphone, et pèse 170 grammes. Il tient dans une poche de veste et se tient d’une seule main, ce qu’aucune liseuse de 6 pouces ne fait confortablement. Le public visé est celui qui lit dans les transports, en marchant entre deux rendez-vous, dans une file d’attente.
Le deuxième public, ce sont les lecteurs qui veulent Android dans une liseuse. Le Palma 2 embarque Android 13, donc toutes les applications de lecture, de presse ou de podcast du magasin Google. Pour qui veut une bibliothèque unique mêlant achats, abonnements et emprunts, c’est la souplesse maximale en 170 grammes. Pour situer la machine, notre page des tests de liseuses d’autres marques rassemble les modèles qui jouent dans la même cour.
La dalle est une Carta 1200 de 824 par 1648 pixels, à 300 points par pouce. Le rendu de texte est net, avec un contraste du même niveau qu’une liseuse 6 pouces de milieu de gamme. On lit sans effort, à condition de ne pas descendre sous une taille de police raisonnable dans une largeur d’écran aussi faible.
La lumière avant est à deux températures, blanc froid et ambre, réglables séparément. La lumière chaude est douce et ne vire pas au orange trop prononcé, ce qui permet de lire au lit sans éclairer toute la pièce. Aucun capteur de lumière ambiante, revanche : les réglages se font à la main, et il faut les refaire entre le métro et le salon.
Le point qui change tout, c’est la technologie de rafraîchissement maison, Boox Super Refresh. Quatre modes se succèdent, du rendu « HD » très net mais lent, jusqu’au mode « Ultrafast » qui rend le défilement presque fluide. En mode rapide, le texte reste lisible, mais le fond se salit et les traces fantômes s’accumulent. On revient vite au mode équilibré pour lire, et on repasse en rapide uniquement pour faire défiler un site ou une application.
La coque est un plastique mat légèrement texturé, agréable au toucher et insensible aux traces de doigts. Deux boutons physiques sur le flanc permettent de tourner les pages, ce qui est un vrai luxe : le pouce reste sur le bord, l’écran ne bouge pas d’un millimètre. C’est le détail qui manque à beaucoup de liseuses tactiles.
Le lecteur d’empreintes est positionné sur le bouton latéral et déverrouille l’appareil d’un effleurement. Il réagit vite, et il est plus pratique qu’un code à quatre chiffres quand on sort l’appareil toutes les cinq minutes. On note aussi un haut-parleur, un micro et une caméra de 16 mégapixels, dont l’utilité en lecture est proche de zéro. La caméra sert surtout à scanner un document, et elle fait le travail sans plus.
L’appareil n’est ni étanche, ni protégé contre la poussière. Pas de lecture dans le bain, donc, et pas de certification de résistance. Un étui devient obligatoire, d’autant qu’aucun rangement pour stylet n’existe sur cette machine, qui n’en accepte pas de toute façon.
Le lecteur maison s’appelle NeoReader. Il ouvre nativement l’EPUB, le PDF, le MOBI, le TXT, le HTML, les documents bureautiques et les archives de bande dessinée CBZ et CBR. La gestion des marges, de l’interligne et des polices est complète, et l’appareil accepte d’ajouter ses propres fichiers de police, ce qui reste rare.
Le manque important concerne la protection Adobe. Les fichiers des médiathèques publiques françaises, qui reposent sur ce verrou, ne s’ouvrent pas dans le lecteur maison de Boox. Il faut passer par une application Android tierce compatible, avec un affichage qui n’a plus grand-chose à voir avec celui de NeoReader. Pour un emprunteur régulier, c’est le principal défaut de l’appareil, et il n’est pas visible sur la fiche technique.
Côté boutiques, aucune n’est imposée. On installe l’application de son libraire, ou on copie ses fichiers depuis un ordinateur. La mémoire accepte une carte microSD, ce qui permet d’emporter une bibliothèque entière sans réfléchir. C’est une liberté que ni Amazon ni Kobo n’accordent, et qu’on retrouve sur les grandes liseuses Boox à écran 10 pouces.
La batterie est annoncée à 3950 mAh par le constructeur. En lecture seule, en mode rafraîchissement doux et sans rétroéclairage appuyé, l’appareil tient largement une semaine pour une heure de lecture quotidienne. En usage mixte, avec quelques applications Android et un mode rapide activé, on tombe plutôt à trois ou quatre jours, ce qui reste correct mais très loin des liseuses classiques.
Le stockage interne est de 128 Go, complétés par le port microSD. Pour un usage de lecture, c’est largement suffisant, et le port carte rend la question du stockage presque théorique. Le processeur octa-core et les 6 Go de mémoire vive évitent les ralentissements qu’on trouvait sur les premières machines Android à encre électronique.
Commençons par le plus gênant : l’appareil n’a pas de support natif du verrou Adobe, alors qu’il est vendu en Europe, où les médiathèques l’utilisent massivement. Une liseuse qui se veut universelle et qui bute sur le prêt public, c’est une promesse à moitié tenue.
Ensuite, le prix. Le Palma 2 se négocie le plus souvent entre 250 et 300 euros selon les revendeurs, avec une disponibilité irrégulière en France. À ce tarif, on est au niveau d’une liseuse 7 pouces à stylet, avec un écran de 6,13 pouces en noir et blanc. La comparaison fait mal.
La taille de l’écran, justement. Lire un roman dessus fonctionne, lire une BD ou un PDF technique est une punition : les planches sont minuscules et le zoom oblige à naviguer sans arrêt. Ne comptez pas sur cette machine pour les documents mis en page.
Le mode rapide laisse des traces. Chaque défilement rapide dépose un fond grisâtre qui met quelques secondes à disparaître, et l’effet est franchement visible sur les pages blanches. On accepte ce compromis pour naviguer, pas pour lire.
Il faut ajouter l’absence de garantie confortable en cas d’achat direct chez le fabricant, où les retours sont réputés difficiles, et un logiciel qui demande un vrai temps d’apprentissage : les réglages de rafraîchissement par application ne sont pas à la portée d’un lecteur non technique.
Enfin, l’usage téléphonique est un piège. L’appareil n’est pas conçu pour remplacer un smartphone : il se contente souvent d’une connexion de données, les applications de messagerie s’y affichent sans intérêt, et l’on finit par garder les deux appareils sur soi. Le gain de place n’est alors que théorique, comme le rappelle notre dossier sur la liseuse face à la tablette.
Le Palma 2 Pro, annoncé par le constructeur avec un écran couleur Kaleido 3 sur la même diagonale, Android 15, 8 Go de mémoire et 128 Go de stockage, autour de 175 grammes. Il ajoute la couleur et une connexion de données 5G, mais l’écran couleur assombrit nettement le fond, et le prix grimpe encore. Pour lire des romans, l’intérêt est mince. Une Palma 3 figure aussi au catalogue du constructeur, sans prix français officiel à notre date de vérification.
Le Boox Go 6, en format 6 pouces classique, garde Android et les formats ouverts sans la contrainte du petit écran. Moins nomade, mais beaucoup plus confortable pour qui lit chez lui. C’est le choix raisonnable dans la même marque.
Et pour qui n’a pas besoin d’Android, une liseuse fermée mais bien finie reste la meilleure affaire. Une Kobo Clara BW ou une Kindle Paperwhite coûte moins cher, depuis, et ouvre les livres prêtés en médiathèque sans bricolage. On y perd la liberté logicielle, on y gagne des soirées entières. Notre guide pour bien choisir sa liseuse détaille les critères qui comptent vraiment.
Le Boox Palma 2 est une réussite d’objet et un compromis permanent. Il rend la lecture nomade réellement agréable, ses boutons physiques sont excellents et sa liberté logicielle n’a pas d’équivalent. On le recommande à ceux qui lisent dans les transports et veulent une seule machine ouverte à tous les catalogues.
Pour qui c’est fait : lecteurs nomades, utilisateurs Android assumés, lecteurs de presse et de texte brut. Pour qui ce n’est pas fait : emprunteurs de médiathèque, lecteurs de BD et de PDF, et toute personne qui veut allumer et lire sans régler quoi que ce soit. Dans ce dernier cas, mieux vaut une liseuse 6 pouces plus classique.
Non, et ce n’est pas son terrain. L’affichage à encre électronique rend les applications de messagerie et de vidéo pénibles, et l’appareil n’accueille souvent qu’une carte de données. Il se contente de remplacer le téléphone pendant les moments de lecture.
Pas avec le lecteur du fabricant, qui ignore le verrou Adobe. Il faut installer une application Android compatible et accepter un affichage moins soigné. C’est la limite la plus embêtante de la machine pour un lecteur français.
Pour lire des romans, non. La couleur sert aux couvertures, aux magazines et aux annotations, au prix d’un fond plus sombre et d’un prix nettement plus élevé. Le noir et blanc garde l’avantage en lecture longue.
Information à jour au 24 septembre 2026.